Montagnes au sens propre ou au figuré; reliefs imaginaires, ou plutôt imaginés. En parallèle, quelques extraits de l'Histoire (Res Gestae) d'Ammien Marcellin (Ammianus Marcellinus, ca. 330-395) et des Fragments d'un voyage aux Alpes de Victor Hugo (1802-1885).
Vieilles Alpes, crayon sur papier, 16 x 11 cm
"C’est là que le roi Cottius tint seul contre nous si longtemps, protégé par ces impraticables défilés et par ces rocs inaccessibles. Devenu l'ami de l'empereur Octavien, par un retour d'affection mémorable et après des efforts inouïs, il ouvrit, au travers des vieilles Alpes, ces routes si commodes qui en abrègent le trajet."
(d'après Ammien Marcellin)
(d'après Ammien Marcellin)
La route d'Hannibal?, crayon sur papier, 10,5 x 15 cm
"Des monts gigantesques couronnés de neiges éternelles, un ensemble de défense aussi complet que si l'art s'en fût mêlé... Une crête presque impossible à franchir: la montée, pour le voyageur qui vient de la Gaule, s'en opère facilement sur un plan peu incliné; mais pour descendre par le versant opposé, on trouve une pente et des précipices dont la vue seule fait frémir."
(ibid.)
(ibid.)
(sans titre), crayon sur papier, 15 x 8 cm
Le sabot rond et plat des chevaux ne convient plus à ces chemins âpres, escarpés et glissants. La roue des voitures ordinaires se briserait dans ces sentiers étroits, à tout moment déchirés par des pointes de rocs et rompus par les torrents. Il faut des chariots légers et solides qui puissent se démonter dans les passages difficiles, et les traverser avec vous sur les épaules des guides et des muletiers.
(Victor Hugo)
(Victor Hugo)